Ces années là , la plage de Port Navalo était divisée en deux , côté ouest les familles, les jeux de plage.   A l'est,  les dériveurs et la joyeuse bande de voileux dont  Michèle nous conte les aventures avec beaucoup de fraîcheur . Un brin de nostalgie s'invite à la lecture de ce joli texte .

plage P Nav

     " Notre Port-Nana à nous, c'était dans les années 63/70, les années de notre adolescence, ces années bénies de vacances libres et aventureuses, gaies et insouciantes.
 
    Libres,  parce que nous partions des journées entières en pique-niques, en régates dans le Golfe ou vers l'Océan avec pour seules contraintes l'horaire des marées, le vent et les bienveillantes permissions de nos parents que nous ne remercierons jamais assez de leur confiance ( peut-être un peu inconsciente....)

  Aventureuses, parce que nous étions fières de notre équipage féminin et que nous mettions un point d'honneur à naviguer comme les garçons, au prix parfois de sérieux dessalages et avec l'aide exceptionnelle d'un équipier pour rentrer, lorsque le vent avait forci, que le courant était contre et que même avec des pulls mouillés et le trapèze, nous étions trop légères pour contenir notre fougueux 420,
 aventureuses, mais sous la protection bienveillante et critique des garçons de la bande ( Garde ton cap!!!...) toujours prêts à intervenir en cas de coups durs,

  Gaies lorsque nous remontions tous nos dériveurs sur la plage le soir, en faisant râler les vacanciers sur leur serviette, en chantant, "Zorro est arrivé…." et que notre unique objectif était, après le dîner avec les parents, de se retrouver sur le petit mur,
  Heureuses de partir à Houat sur le Belouga d'Alain où il fallait un peu écoper mais qui nous ramenait toujours à bon port, parfois tard, dans la nuit, à la pagaie, ou à la godille (merci Alain...) le vent tombé empêchant les parents qui nous attendaient sur la plage , les phares des voitures braqués sur la mer, de nous punir trop sévèrement,

  Joyeuses parce que nos pique-niques dans le Golfe étaient améliorés par le Punch et les Michokos préparés par Anne ou lorsque nous partions faire des crêpes, à Méaban (la pâte dans les tupperware et le punch toujours... dans les bouteilles);  tous nos bateaux en ligne, la Caravelle avec à bord le Gaulois et la Gauloise ( ils se reconnaitront..) le Corsaire d'Yvon, le Belouga (toujours...), le Fire- Ball de Richard et François,  les Mousse de Christian  et  de Jean-Marie & Marie-France (dont nul ne pouvait se douter qu'elle deviendrait une référence médicale dans le domaine psychiatrique...), le 470 de Pascal sous son chapeau Mexicain puis le Sylphe que Bernard et Françoise n'avaient pas hésité à nous confier à peine sorti du Chantier Naval....


Ravies lorsque nous avions le droit d'aller à la Biscorne danser le Beda, sous la haute protection de Jean-Pierre, le chef de la bande (et qui le restera toujours) après qu'il eût négocié, pieds nus, la permission de minuit (euh...2h?.....) toujours accordée parce que c'était lui, que nous faisions des boums à l'Yvie Club dans le garage d'Yvon et Sylvie, les jours de pluie sans nous lasser de danser des rocks et des slows sur Whiter Shade of Pale ou Warum,
  Amusées lorsque notre bande commentait à l'infini les résultats des régates ......

 Insouciantes parce que nous avions 15 ans, des brins de laine dans les cheveux et dans les haubans en guise de pénons et que nous découvrions la vie.
 
 Et  maintenant......


                          l'équipage du 420   9256

                        Chantou et Michou

                               

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