La plage de Port-Navalo, début décembre,  le matin.                                             

Impression de grand calme,     Au loin  Taillefer  taille la route ,  à moins que ce ne soit Guidel 3.  C’est beau,  les images de  l’été se bousculent dans ma tête , la plage, le Club à cet endroit.. et je pense au message que m’a transmis Annie :

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Que sont les agrès devenus… ?

          Ceux qui ont connu le Club des Marsouins de leur enfance (en gros la décennie 50-60, et même celles de 60-70 si ma mémoire est bonne) se souviennent de quoi il était composé :

    - deux portiques, le ʺ petitʺ  en bois et le ʺ grand ʺ en tube.

    - les 3 poutres, une à section carrée et 2 rondes, arrimées les unes aux autres.

    - le toboggan.

    -les petites balançoires à deux.

Sur ces dernières on s’amusait comme des fous à faire du ʺtape-culʺ. Je me rappelle pour cela la formule de rigueur : Je te fais sauter ? demandait-on à celui avec qui on se balançait.

J’explique : quand l’un des deux protagonistes était en haut, il suffisait à l’autre d’arriver brutalement sur le sable, en tapant fort afin que celui d’en haut décolle du siège de la balançoire ! C’était un peu risqué si l’on avait sur la balançoire un poids plume et un poids lourd. La ʺplumeʺ ayant sauté trop fort, elle risquait de tomber par terre et de se faire mal…voire de se retrouver malencontreusement sous le siège de la balançoire d’à côté au moment de la descente.

           Je me souviens de quelques ʺsautsʺ spectaculaires, avec plus de peur que de mal ! À aucun moment il n’a été question pour ces enfants ni pour leurs parents de faire jouer le sacro-saint principe de précaution auprès des responsables du club (mon père et ma mère !) et de dénoncer des  ʺ jeux dangereuxʺ ou un  ʺdéfaut de surveillanceʺ. Malgré tout ma mère veillait surtout à ce que le poids des protagonistes ne soit pas trop déséquilibré, mais les enfants ʺraisonnablesʺ que nous étions savaient quoi faire pour éviter qu’un ʺsauteurʺ ne soit en danger en risquant de tomber sous le siège de la balançoire voisine.

                                            Autres temps, autres mœurs !

Pourquoi cette remarque ?  Parce que cet été en regardant les installations du Club Mickey d’aujourd’hui, il m’est venu une idée. Les poutres sont encore au rendez-vous chaque été, le grand portique en tube aussi (il a fêté ses 60 ans en 2011), mais quid des autres agrès, le toboggan et les balançoires à deux ?

Alors la curiosité (teintée d’un brin de nostalgie ?) s’est emparée de moi. Je me suis présentée au couple qui tient le club depuis 2009. J’ai expliqué qui j’étais   ̶  ce qui justifiait ma démarche  ̶  et j’ai demandé pourquoi il n’y avait plus le toboggan ni les balançoires. On pouvait à juste titre penser que le matériel était trop vieux et hors d’usage (le cas pour le petit portique en bois) mais pour les deux autres agrès ? Voici ce que les propriétaires m’ont répondu : loin d’être hors d’usage, ces deux agrès ne répondaient plus aux normes de sécurité drastiques imposées par Jeunesse et sports.

    Les balançoires à deux sont jugées trop dangereuses (elles ont aussi disparu des jeux d’enfants dans les jardins publics).

    Le toboggan : pour qu’il soit aux normes il aurait fallu considérablement le modifier :

          - assurer une rampe de protection des 2 côtés de l’échelle qui permet d’y monter.

          - rehausser ses montants au départ et à l’arrivée et faire en sorte que la réception se fasse sur une surface adéquate, type matelas de chute en mousse épaisse d’au moins 20 cm. (Notre génération se contentait – sans mal ! – du bon sable sec et chaud).

                                              Alors que sont les agrès devenus ?

          Il semblerait que les balançoires coulent des jours heureux à St-Gildas de Rhuys dans le jardin de la personne qui les a achetées. Pour le toboggan, on n’a pas su me dire avec certitude ce qu’il en était. Peut-être est-il lui aussi à St-Gildas…mais où ? Dans une aire de jeux pour enfants du côté de la plage des Govelins ?…auquel cas il aura été mis aux normes  actuelles…mais mes interlocuteurs ne savaient pas m’informer sur ce point.

Je ne suis pas allée à sa recherche…je préfère en garder le souvenir intact, celui du toboggan de notre enfance.

                                                                                 Annie Loudes-Bocquet

 En repartant, je remarque dans le square voisin les nouveaux jeux désormais  installés ! 

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