Les Amis de Port-Navalo

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16 mai 2015

L'hippocampe

Semaine du Golfe. Et si l'hippocampe campait dans le Golfe...

Une enquête vient d'être lancée auprès des plongeurs, pêcheurs, ostréiculteurs... pour évaluer la présence de l'hippocampe dans le Golfe du Morbihan.

Drôle de bestiole que l'hippocampe. Peu de gens ont vu, dans la nature, ce poisson de 10-15 cm de la famille des syngnathidés (1). Encore moins savent qu'il existe deux espèces sur le littoral Atlantique : l'hippocampe à museau court (hippocampe commun, Hipppocampus hippocampus) et l'hippocampe moucheté (Hippocampus guttulatus).

« D'anciens pêcheurs disent qu'il y en avait plein dans le Golfe mais on ne dispose pas de données scientifiques récentes et fiables sur sa répartition », concède Thomas Joubert, responsable scientifique de l'aquarium de Vannes, aquarium qui s'est engagé avec le Parc naturel régional (PNR) du Golfe dans une enquête sur ce poisson très particulier. Le PNR a d'autant plus de raisons de s'y intéresser qu'il s'agit de son emblème !

À partir des observations des acteurs locaux

Des enquêtes similaires ont été menées en Méditerranée, par l'association Peau Bleue notamment. « Il va nous falloir faire remonter les informations de tous les acteurs : plongeurs, plaisanciers, pêcheurs au casier, pêcheurs à pied... pour que nous en sachions plus sur les conditions de vie qu'il préfère, les milieux qu'il fréquente... »

Marine Langlais, étudiante en master des écosystèmes marins à l'université des Antilles et de la Guyane, est chargée de l'enquête dans le cadre d'un stage de 6 mois à l'Aquarium. « On va accompagner des pêcheurs pour avoir un premier état des lieux. » Une fiche de recensement des syngnathidés avec dessins permettant de les identifier, rubriques à remplir (profondeur, type de milieu, température de l'eau, visibilité...) a été diffusée ces dernières semaines. « À partir de tous les points d'observation, on pourra essayer d'établir une carte. Ce qui devrait nous permettre de vérifier si l'hippocampe moucheté est inféodé ou non aux herbiers à zostères... »

Des reproductions réussies à l'Aquarium

Une partie des hippocampes présentés à l'Aquarium, provient des rivages du Morbihan. « Nous voulons nous passer des prélèvements dans le milieu naturel en les faisant reproduire », explique Thomas Joubert, recruté en 2013 pour cela notamment. « Les premières portées ont marché. Ce qui va nous permettre de réensemencer nos bacs et de disposer d'une monnaie d'échanges dans les opérations de troc que nous effectuons avec les autres aquariums. »

Quant à réintroduire des hippocampes dans leur milieu d'origine s'il s'avérait que la population était menacée, c'est une autre affaire. « On n'est pas encore parvenu à un élevage intensif permettant d'envisager des réimplantations et ce genre de démarche est très compliqué. On ne doit pas le mettre n'importe où. Il faut qu'il dispose d'une nourriture (microplanton) en quantité suffisante... Et cela passe par le respect de règles sanitaires et administratives assez strictes. » Un jour peut-être, les hippocampes nés et élevés à l'Aquarium repeupleront le Golfe du Morbihan, qui sait ?

(1) Famille regroupant les hippocampes et les poissons aiguilles ou syngnathes.

Posté par portnavalo1 à 09:03 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur L'hippocampe

  • au tout début des années 60 à côté de la grand cale côté entrée du golfe existait un banc de sorte de posidonies où l'on pêchait les crevettes (bouquets) et très souvent des hippocampes !

    Posté par mjrl83, 16 mai 2015 à 09:17 | | Répondre
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