Arzon. J’ai planché sur le stand-up paddle

Caroline (au milieu) et moi, suivons les conseils de Marie (à droite). Il faut un temps d’adaptation avant de pagayer tout en conservant un bon équilibre.
Caroline (au milieu) et moi, suivons les conseils de Marie (à droite).
Il faut un temps d’adaptation avant de pagayer tout en conservant
un bon équilibre. | Nelly Veyrie

Il est le chouchou des magazines féminins depuis des années. Le stand-up paddle, littéralement « pagayer debout », est devenu incontournable. J’ai testé pour vous !

Le rendez-vous est pris avec le club Kerners kayak. J’ai lu sur le paddle, entendu parler du paddle, vu des personnes faire du paddle. Cette fois, je veux voir ce que cette grande planche et sa petite pagaie ont dans le ventre.Bruno Blancho est le responsable de Kerners kayak, à Arzon, sur la pointe de Kerners. Il constate un véritable engouement pour l’activité. « Quasi tous les ans, on double l’embarquement en paddle. » Et ajoute : « C’est un public très féminin. »

Aujourd’hui, pas d’exception à la règle. Caroline et moi allons faire notre initiation, et Marie, notre monitrice, sera là pour nous dévoiler tous les secrets du paddle : « Si on veut pagayer à droite, on met la main droite en bas, et la main gauche sur l’olive (partie supérieure). »Très consciencieusement, Marie nous explique le b.a.-ba du maniement d’une rame. Ensuite, il faut attacher le leash.

Premier terme technique, on y est. Le cordon est attaché au bout de la planche et on va scratcher l’autre bout après l’avoir enroulé sous notre genou. Ainsi, pas besoin de nager après sa planche, si, d’aventure, on devait tomber à l’eau. Fort probable. Les bases sont posées. Allons-y ! À genoux d’abord. Facile ! Là où ça se gâte, c’est quand Marie nous indique de nous relever. La planche est énorme, certes. L’impression de stabilité de cette plate-forme ludique est tout de même vite rattrapée par le sentiment d’un équilibre fragile. « Bien plier les genoux, plonger la pagaie loin devant et tirer en gardant le dos droit. »

 

Malgré la taille de la planche, il n’est pas si aisé de trouver son équilibre.

 

Le défi : tourner

Je redoutais une activité paisible, trop paisible. Mais ça, c’était avant que Marie nous demande de tourner autour de la bouée. Pire qu’un âne, la planche résiste et tourne si lentement qu’il faudrait un espace immense pour achever le demi-tour.

« C’est ce que je voulais vous montrer ! En fait, il faut mettre le pied en arrière du côté où on pagaie, du côté opposé où on veut tourner. » Test de la bouée n° 2. Le fait de reculer le pied sur la planche lui permet de pivoter très facilement. Le problème étant que l’équilibre, encore fragile, devient alors difficile à tenir. Plouf ! La technique de « l’ancrage » méritera d’être revue… En attendant, Marie profite de notre promenade sur l’eau vers la pointe de Kerners pour incarner une guide touristique. « Connaissez-vous l’île à votre droite ? Et celle là-bas ? » Un moment très appréciable où la jeune étudiante en sport apporte des informations intéressantes sur ce cadre exceptionnel du Golfe.

 

Le calme du Golfe se prête très bien aux activités nautiques. L’initiation au paddle se fait à l’abri du vent et des courants.

 

Après des efforts insoupçonnés et un plaisir certain, le paddle, ou Sup (stand-up paddle) pour les intimes, n’est désormais plus un mystère pour moi. Simplicité côté balade, technicité côté sport, gainage des abdos et fessiers côté bikini. Le paddle, il y en a pour tous les goûts !

Ouvert de 9 h à 19 h, (les horaires dépendent des marées), balades accompagnées uniquement, pas de locations. Deux bases : base du port de Kerners, à Arzon, base du port du Logeo, à Sarzeau. Tarifs : découverte à 24 € (1 h), randonnée à 36 € (2 h).