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21 octobre 2016

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Départ en vue pour le tour du monde zéro déchet

Brendan Goumon, responsable scientifique, Joaquim Manuel, responsable technique, Igor Cottin, skipper et Robin Chenel, responsable pédagogique prendront la mer pour deux ans avec le soutien de Béa Johnson, prêtresse du zéro déchet.
Brendan Goumon, responsable scientifique, Joaquim Manuel, responsable
technique, Igor Cottin, skipper et Robin Chenel, responsable pédagogique
prendront la mer pour deux ans avec le soutien de Béa Johnson, prêtresse du zéro déchet. | 

Recueilli par

Quatre copains quitteront le 5 novembre le Crouesty à bord d'Ékolibri pour voguer sur trois océans pendant deux ans. Objectif : prouver que l'on peut voyager en rejetant peu de déchets.

Entretien

Igor Cottin, skipper de l'équipage « Sailing for change ».

Vous quitterez le Crouesty le 5 novembre pour un voyage de deux ans passant par trois océans. Êtes-vous prêts ?

On est tous les quatre libérés de nos emplois respectifs. On travaille donc d'arrache-pied depuis plusieurs semaines au chantier du Rédo sur Ékolibri, le bateau sur lequel nous réaliserons notre tour du monde.

On doit terminer la peinture extérieure et les aménagements intérieurs. Mais on sait déjà qu'il tient bien la mer. Une partie de l'équipage l'a déjà testé pendant les deux mois de convoyage depuis le sud de la France, en juin et juillet.

Quelle est l'originalité de votre projet ?

Nous voulons limiter au maximum le rejet de déchets. C'est le principe même de notre projet. Nous allons donc emporter de la nourriture en vrac, faire des conserves nous-mêmes. On aura aussi un mini-potager à bord pour pouvoir consommer des légumes frais.

Sans oublier deux poules qui produiront de l'engrais et des oeufs. Ça n'est pas la première fois qu'un équipage embarque ce genre de passagers... Ce sera des poules pondeuses bretonnes de l'Ésat de Saint-Marcel que l'on va amariner avant notre départ. Les travailleurs handicapés suivront les aventures de l'équipage et de leurs poules à distance.

Quid de l'équipement du bateau...

Nous avons un hydrogénérateur et des panneaux solaires pour nous alimenter en électricité. On a pour objectif d'être complètement autonomes.

Vous avez obtenu le soutien inattendu de personnalités de l'écologie...

On a été agréablement surpris de l'écho qu'il a pu recevoir dans les médias au niveau national. Nous avons obtenu le soutien de Béa Johnson qui, en famille, vit le zéro déchet chez elle aux USA depuis huit ans. Elle a accepté d'être notre marraine. On vient également d'obtenir le coup de coeur de la Fondation Nicolas Hulot.

Vous allierez l'utile à l'agréable en participant à plusieurs programmes scientifiques...

Effectivement, nous avons établi un partenariat avec le Réseau initiatives des éco-explorateurs de la mer (Riem). Nous allons participer à un nouveau protocole mis en place grâce à une coopération entre l'Ifremer et le Riem. Il a pour but de permettre une évaluation de la quantité des déchets flottants. Les données collectées seront transmises au Riem pour vérification et ensuite à l'Ifremer pour analyse.

Nous allons aussi travailler pour des ONG et des partenaires privés pour lesquels nous testerons des produits moins polluants (boîtes hermétiques en bioplastique ; revêtement invisible et protecteur qui fait office de bouclier contre les saletés et évite d'utiliser des détergents ; hydrogénérateur de nouvelle

génération...).

Quels sont les établissements scolaires qui vous suivront ?

On a déjà rencontré des 6e et 5e du collège de Rhuys à Sarzeau. On va leur faire visiter le bateau avant notre départ tout comme aux écoliers d'Arzon. Nous serons aussi suivis par des collégiens de Douarnenez, des étudiants de l'université de Montpellier, de l'Icam de Nantes...

Quel sera votre parcours ?

Nous mettrons d'abord le cap sur le Portugal avec une première escale à Lisbonne puis nous appareillerons pour les îles Canaries, le Cap Vert avant de traverser l'Atlantique pour découvrir les Antilles, Haïti, le Panama. On devait s'arrêter aux Galapagos mais on ne le fera pas car il faut un bateau sans bactérie or avec notre potager et nos poules, c'est compliqué. Puis cap sur le Pacifique avec la Polynésie, le nord de l'Australie, le sud de l'Indonésie.

On traversera l'Océan indien, pour arriver en Afrique du Sud, puis cap sur le Brésil plutôt que de longer l'Afrique car il y a encore des risques au niveau sécurité. Puis on rentrera par les Antilles avant de retrouver l'Atlantique. Un périple de trente escales qui nous fera rentrer en 2018, si tout va bien.

 

Lionel CABIOCH.

Le 3 novembre, le bateau sera mis à l'eau au port du Crouesty. Le public pourra le visiter les 3 et 4 novembre au quai d'honneur. Il sera ensuite convoyé à Port-Navalo le 5 novembre avant une présentation de l'expédition l'après-midi à la capitainerie puis inauguration d'Ékolibri. Départ prévu en fin d'après-midi (en fonction de la météo).

Posté par portnavalo1 à 12:25 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
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