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08 janvier 2017

Terres agricoles

Sarzeau. Des jeunes à la recherche de terres agricoles

Antoine, Aurélie, Manon, Alexandra et Jean-François, les 5 porteurs de 3 projets agricoles bio sur la presqu’île de Rhuys.
Antoine, Aurélie, Manon, Alexandra et Jean-François, les 5 porteurs de
3 projets agricoles bio sur la presqu’île de Rhuys. | Ouest-France

Ouest-France

Antoine, Aurélie, Manon, Alexandra et Jean-François ont entre 23 et 37 ans. Ces jeunes agriculteurs rencontrent des difficultés à trouver des terres agricoles sur la Presqu’île.

Ils ont entre 23 et 37 ans, sont dynamiques, avec une soif de partager, de produire sain et local. Antoine, Aurélie, Manon, Alexandra et Jean-François veulent entraîner avec eux les élus dans leurs trois projets d’agriculture bio.Seuls soucis, et non des moindres pour ces agriculteurs : s’installer sur la Presqu’île et donc y trouver des terres agricoles. Leur enthousiasme est même communicatif, quand on les écoute exposer leurs projets. Tous sont prêts à s’installer, après avoir longuement travaillé dans le domaine du bio et du participatif.

Réunis dans un groupe

Ces cinq agriculteurs ont fait individuellement de nombreuses démarches. Dans certaines communes, ils n’ont pas eu la chance d’avoir des rendez-vous. D’emblée, la réponse était sans appel : pas de terres agricoles.

Alors, ils ont eu l’idée de se fédérer en créant un groupe de porteur de projets, pour être plus forts, pour échanger, se passer les bonnes infos, être conscients des besoins de l’autre. « Et puis, on s’est dit que, peut-être, c’était plus facile de trouver 10 ha et de se les partager », explique Aurélie. Ils ont envie de rappeler aux élus leurs engagements, conscients qu’il n’y a pas que le tourisme sur la Presqu’île, et souhaitant les associer à leurs projets.

Le réel problème qu’ils soulèvent, c’est que les particuliers gardent leurs terres dans l’espoir, qu’un jour, elles deviennent constructibles. « Lorsque des agriculteurs prennent leur retraite, l’affaire est déjà faîte d’avance et ce sont des agriculteurs déjà en poste qui s’agrandissent », expliquent-ils. « On ne demande que de petites surfaces pour y faire des exploitations à taille humaine », complète Manon.

« Ici et pas ailleurs »

« On a le soutien des agriculteurs, on apportera une diversification », précise, pour sa part, Jean-François. Ils savent que certains jeunes agriculteurs sont déjà partis, faute de terre. Pourtant, ils ne baissent pas les bras et lancent un appel à tous. « C’est ici et pas ailleurs qu’on veut s’installer », conclut Alexandra.

Jean-François, maraîcher depuis sept ans

Jean-François est maraîcher depuis sept ans chez les producteurs bio de la Presqu’île. Il a passé son BPREA pour se lancer à son tour. Il veut faire une production de plein champs avec des racines nues, mottes ou en godets. Il fera pousser des plants que les maraîchers ou les particuliers n’auront qu’à planter, en culture bio.

Il a étudié le marché, « cela répond à une demande des professionnels qui ne trouvent pas leurs plants sur le territoire de la Presqu’île », explique-t-il. Jean-François souhaite, en plus, fournir également la zone de Kérollaire, les magasins de producteurs des alentours…

Il recevra les écoles, toujours dans une démarche de partage et de transmission de son savoir. Il lui faut deux hectares sur lesquels, il pourra installer ses serres.

Un « jardin pédagogique » pour Alexandra et Manon

Alexandra et Manon se sont rencontrées lors de leur certificat de spécialisation en plantes médicinales. Alexandra vit sur la Presqu’île depuis toujours. Fromagère bio, elle a eu envie de passer son diplôme d’herboriste puis sa spécialisation moment où elle a rencontré Manon, fille et petite fille d’agriculteurs.

Elles ont décidé de mettre en commun leur passion et leur connaissance des plantes. Leur projet est prêt avec vente de plantes sèches, infusions, mais aussi avec des idées de transformation alimentaire comme des pestos, des sirops ou des huiles parfumées. Pour partie maraîchère, il leur faut un hangar de 200 m², pour le séchage, le stockage et la transformation, sur deux ha de terre.

« Nous aimerions être un lieu d’accueil avec des animations autour des plantes médicinales et botaniques, avec un jardin pédagogique », explique Alexandra.

L’élevage de volailles pour Antoine et Aurélie

Aurélie et Antoine sont venus de la région parisienne, il y a quelques années, pour une vie plus saine. En arrivant sur la Presqu’île, Aurélie, déjà dans une démarche participative, a fédéré les agriculteurs bio pour créer le magasin court-circuit qui connaît un beau succès et répond à une demande croissante des clients.

Antoine est cuisinier à l’abbaye de Saint-Gildas. De formation hôtelière, il a récemment commencé sa formation pour obtenir un Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA).

Le couple a décidé de se tourner vers l’élevage de volailles. « J’ai envie de garder un pied dans la restauration. On fera de la transformation, des bocaux, des plats préparés, des grillades et on proposera aux restaurateurs des volailles bio », explique Antoine. Il leur faut trois ha pour l’élevage et la transformation et dix ha pour cultiver les céréales pour les volailles.

Posté par portnavalo1 à 11:14 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
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