Les Amis de Port-Navalo

Les Amis de Port Navalo est une association créée pour établir des liens de convivialité, réaliser des animations, préserver la qualité du site de Port-Navalo...

14 février 2017

Les pélagiques désignés.

Dauphins. Hécatombe en Atlantique

 Publié le 10 février 2017 à 09h02 Le télégramme

On retrouve des carcasses jusque dans le Nord-Finistère, comme les dernières photographiées ce jeudi, à Porspoder, par Laurent Hervé qui en diffuse d'autres sur son compte Facebook : https://www.facebook.com/7econtinentenmerdiroiseaussi/

On retrouve des carcasses jusque dans le Nord-Finistère, comme
les dernières photographiées ce jeudi, à Porspoder, par Laurent Hervé
qui en diffuse d'autres sur son compte Facebook :
https://www.facebook.com/7econtinentenmerdiroiseaussi/

En ce moment, des dizaines de dauphins morts sont retrouvés, chaque jour, à la côte. Les découvertes qui s'étendent de la pointe bretonne à la Vendée et jusqu'en Charente-Maritime sont à relier à la pêche au chalut pélagique, au cours de laquelle ils sont capturés par accident, puis relâchés morts.

Plus de 50 à la pointe bretonne depuis le début de l'année. Près de 200 en quatre jours sur les côtes de Vendée et en Charente-Maritime ! Fréquents en hiver, les échouages de dauphins morts atteignent cette année une concentration exceptionnelle. Un phénomène similaire avait été observé en 2002 et 2011. Les échouages de cette année augurent d'une hécatombe sans précédent ; les carcasses signalées et récupérées ne représentant qu'une partie des pertes réelles en mer.

Pélagiques dans le viseur

Les derniers coups de vent ont apporté sur les plages et les grèves des dizaines de dauphins morts, plus ou moins décomposés. À 90 %, il s'agit de dauphins communs, de tous âges et de toutes tailles.

Au vu de l'état des carcasses arrivant à la côte, les spécialistes estiment que ces décès surviennent en mer, plus ou moins loin de la côte. De nombreux dauphins sont abîmés à la tête ou au niveau des nageoires. Leur rostre, parfois brisé, indique la forte probabilité d'une capture par accident ».

« On est habitué à observer, durant l'hiver, l'échouage de nombreux mammifères marins à la côte, explique Sami Hassani, spécialiste à Océanopolis, à Brest, mais cette concentration fait évidemment penser à l'activité de pêche au chalut pélagique ».

« Signes évidents de capture »

« Les dauphins morts peuvent être rejetés en mer mais ils doivent faire l'objet d'une déclaration spécifique et obligatoire, ce qui n'arrive jamais », regrette Ghislain Dorenus, de l'Observatoire Pelagis, à La Rochelle. « Les observations réalisées sur les carcasses retrouvées à la côte montrent des signes évidents de capture, avec des traces de filet sur la peau ou des rostres cassés lors de la retombée sur le pont du bateau ».

« Les pêcheurs n'en parlent jamais, comme si le problème n'existait pas ». Même mutisme de la part des comités locaux des pêches, pas très à l'aise avec la question.

Bateaux usines

Les pélagiques français ne sont pas les seuls responsables. « Nous observons actuellement un certain nombre de navires néerlandais et espagnols, au travail devant la Vendée et la Charente-Maritime, note Ghislain Dorenus, là même où les échouages se multiplient ». Pendant que les bateaux usines poursuivent silencieusement le massacre des dauphins, les municipalités sont contraintes d'assurer la récupération des carcasses échouées et les fonds publics d'honorer les frais de transport et d'équarrissage.

 

Posté par portnavalo1 à 10:20 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires sur Les pélagiques désignés.

Nouveau commentaire