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25 avril 2017

Hippocampe

Golfe du Morbihan. Une nouvelle étude sur les hippocampes du Golfe

Ici un hippocampe femelle moucheté ou chevelu. Le mâle possède une poche sur le ventre pour accueillir les oeufs des femelles.
Ici un hippocampe femelle moucheté ou chevelu.
Le mâle possède une poche sur le ventre pouraccueillir les oeufs des femelles. | Isabelle Jégouzo
Pendant deux mois, Pierre-Alexandre Jouseau va multiplier les rencontres avec les hippocampes du Golfe.
Pendant deux mois, Pierre-Alexandre Jouseau va multiplier les rencontres
avec les hippocampes du Golfe. | Isabelle Jégouzo
 

L’hippocampe est l’emblème du parc naturel régional du golfe du Morbihan. Ce petit cheval de mer très particulier fait l’objet d’une nouvelle étude scientifique, avec Pierre-Alexandre Jouseau.

Pierre-Alexandre Jouseau est étudiant en science des environnements côtiers et continentaux à Caen. Pendant deux mois, il est en stage à l’aquarium de Vannes, en lien avec le parc naturel régional, auprès du biologiste Thomas Joubert. L’objectif de cette formation sur le terrain est d’étudier un habitant très particulier du golfe du Morbihan : l’hippocampe.

Deux espèces dans le golfe

 C’est la troisième année que l’hippocampe fait l’objet d’une étude très sérieuse. Les scientifiques ont déjà des données sur cette espèce, qui a élu domicile dans les herbiers du Golfe. Mais ils restent discrets et prudents sur la présence de ce vertébré marin, pour ne pas perturber cet animal fragile, qui avait quasi disparu de la Petite Mer.« L’hippocampe fait partie de la famille des syngnathidés (poissons osseux, de forme allongée et filiforme). Il en existe deux espèces différentes dans le golfe du Morbihan », explique Pierre-Alexandre Jouseau, qui a débuté son stage la semaine dernière. Les deux espèces présentes sont l’hippocampe à museau court et le moucheté ou chevelu.Naturellement passionné par les requins et les raies, il a néanmoins choisi de venir étudier l’hippocampe du Golfe : « car c’est un animal mythique, très particulier. Il est différent des autres poissons, par son côté très paternel. C’est lui qui porte les œufs fécondés des femelles et une fois la naissance, il gère encore les petits, contrairement aux autres poissons qui pondent et ne s’occupent plus de leur progéniture. »

Participation citoyenne

Pendant deux mois, Pierre-Alexandre Jouseau va multiplier les sorties en mer avec les pêcheurs de casier : « pour compter, déterminer le sexe et l’espèce des hippocampes ». La semaine dernière, sur le "Bugale ar Mor", les pêcheurs ont remonté une dizaine d’hippocampes dans leurs casiers de morgates. Tous sont remis à l’eau immédiatement.« En plongée, il est très rare de tomber nez à nez avec les hippocampes, car les zones de plongées et les lieux de vie des poissons ne sont pas forcément les mêmes. Les hippocampes aiment bien les herbiers que l’on appelle des zostères, qui sont situées entre un et cinq mètres de profondeur. »

Rosam

En 2015, l’aquarium de Vannes et le parc naturel régional ont lancé le Réseau d’observations des syngnathidés par les acteurs du golfe du Morbihan (Rosam). Le travail de Pierre-Alexandre Jouseau consiste aussi à motiver toutes les personnes qui naviguent, pêchent ou plongent dans les eaux du Golfe, à faire des signalements sur la présence des hippocampes et plus largement des syngnathidés.

Sur le site internet de l’Aquarium, on trouve des fiches de recensement et d’identification à remplir. Une participation citoyenne très en vogue et précieuse pour les scientifiques. Alors si vous croisez un hippocampe…

Posté par portnavalo1 à 18:31 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
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