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27 juillet 2017

Ostréiculture

Bâtiments ostréicoles. Changements d'usage surveillés

 Publié le 27 juillet 2017 Le Télégramme

Avec Pierre Karleskind, vice-président à la mer à la Région (au centre), Anne Gallo, vice-présidente au tourisme, Jean-Paul Touzard, président de la Safer Morbihan, Philippe Le Gal, président des ostréiculteurs de Bretagne-Sud, et Vassilis Spyratos, chef du service littoral de la préfecture.

Avec Pierre Karleskind, vice-président à la mer à la Région

(au centre), Anne Gallo, vice-présidente au tourisme,

Jean-Paul Touzard, président de la Safer Morbihan,

Philippe Le Gal, président des ostréiculteurs de Bretagne-Sud,

et Vassilis Spyratos, chef du service littoral de la préfecture.

Comment éviter que les bâtiments servant à l'ostréiculture échappent à la profession ? Comme en agriculture, la Safer intervient désormais pour rétrocéder des exploitations qui ferment. 

Pierre Karlesking, vice-président du conseil régional à la mer était, hier matin, à Sarzeau où il a visité au Ruault deux exploitations ostréicoles, celle de Pierrick Le Thiec, puis celle de Patrice Guillemette. Avec lui se trouvaient des responsables de la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) du Morbihan. L'ostréiculture est en effet classée en activité agricole par les textes et, dès qu'une exploitation est vendue, le notaire a obligation d'en faire communication à la Safer comme le veut la procédure en milieu agricole. La Safer peut alors préempter ou procéder à l'acquisition à l'amiable du bien et le revendre à un autre ostréiculteur.

Des bâtiments convoités


« La question de la transmission des exploitations se pose aussi dans l'ostréiculture », souligne Pierre Karleskind. Et de manière plus forte encore, dans la mesure où des exploitations qui ferment, pour cause de retraite ou de désir de cession, font l'objet de convoitises du fait de leur situation les pieds dans l'eau. Non pas en l'occurrence les concessions d'élevage, qui ne sont que des locations à l'État, mais les bâtiments privés, habitation ou ateliers, parfois les deux. « Comment faire pour que ces bâtiments soient maintenus dans l'ostréiculture ? C'est tout l'enjeu », ajoute Pierre Karleskind.

L'intervention de la Safer

La Région réfléchit à un accompagnement de la Safer sur ce point.
 Certes, si un particulier achète les bâtiments d'un ostréiculteur pour en faire un logement, il risque d'être arrêté immédiatement dans sa tentative par la mairie, car tout changement d'usage d'un immeuble est encadré par le Plan local d'urbanisme (Plu). « Ce sont les cas moins flagrants que l'on surveille », indique Vassilis Spyratos, chef du service littoral à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Par exemple, un ostréiculteur qui prend sa retraite, mais reste dans son domicile, lequel est transmis plus tard à une autre personne de la famille ou de l'extérieur, qui n'est pas ostréiculteur. Deux cas semblables ont été stoppés récemment par la préfecture, selon la direction du littoral.

« Déficit d'espaces »


Sans parler de maison d'habitation, des anciens bâtiments de travail peuvent intéresser aussi des privés pour un garage à bateau ou miser sur un projet futur dans l'espoir de l'évolution de la réglementation urbanistique, souligne aussi un responsable de la Safer. « Nous n'avons pas d'autre choix que de préserver nos espaces de travail, ou alors c'est notre disparition », assure Philippe Le Gal, président du Comité régional de la conchyliculture de Bretagne Sud. Et le nombre de demande d'installations est en progression, précise-t-il. « Il y a un déficit d'espaces ostréicoles. On a parfois deux à trois candidats sur un même lieu et c'est une commission qui tranche ».

Huîtres et tourisme


Le Morbihan compte 350 exploitations ostréicoles, une vingtaine pour Sarzeau. À la pointe du Ruault, Pierrick Le Thiec a pu précisément reprendre une entreprise grâce à l'intervention de la Safer. « L'ostréiculture est importante pour l'emploi, mais aussi en termes d'attractivité, dit Anne Gallo, vice-présidente au tourisme à la Région. Que serait le golfe du Morbihan sans ses huîtres ? »



Posté par portnavalo1 à 09:01 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
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