Les Amis de Port-Navalo

Les Amis de Port Navalo est une association créée pour établir des liens de convivialité, réaliser des animations, préserver la qualité du site de Port-Navalo...

28 novembre 2019

À Arzon, en 2020, deux plages seront scrutées par les citoyens

À Arzon, en 2020, deux plages seront scrutées par les citoyens 

La première station de prise de photos du dispositif CoastSnap a été installée, en avril dernier, sur la grande plage de Gâvres. (Photo archives Le Télégramme)

Après Gâvres, au moins quatre autres plages du Morbihan devraient accueillir le dispositif CoastSnap en 2020. Les citoyens pourront ainsi aider les scientifiques à observer le trait de côte.

Chaque mois, sur la plage de Gâvres, plus d’une quarantaine de clichés sont pris par des citoyens. Pas pour leur plaisir mais pour épauler les chercheurs du laboratoire de géosciences de l’Université de Bretagne Sud. Le dispositif CoastSnap ainsi installé sur cette côte fragile en avril 2018, permet, grâce à un petit boîtier métallique, de partager des images toujours prises du même endroit. 

« Il s’agit du premier site en France où ce système d’observation par les citoyens a été développé », explique Mouncef Sedrati, enseignant-chercheur à l’UBS. « Depuis, nous avons été sollicités par l’observatoire du littoral aquitain et des scientifiques du Canada qui veulent développer ce système ».

L’observatoire citoyen du littoral morbihannais veut dupliquer le dispositif CoastSnap. Au moins quatre autres sites morbihannais doivent accueillir, à leur tour, ces boîtiers métalliques, à l’horizon 2020. « Il s’agit de plages vulnérables, comme le sont presque toutes les plages morbihannaises », précise le chercheur. Au moins deux projets doivent se concrétiser sur le territoire de Lorient agglomération et deux plages d’Arzon doivent aussi accueillir le dispositif : celle de Kerjouanno et celle de Port-Navalo. « J’y tiens absolument, affirme Roland Tabard, le maire. Oui, l’évolution du trait de côte m’inquiète à Port-Navalo. Nous sommes en zone submersible. Il faut anticiper et travailler sur le sujet ».

À Arzon, les enfants impliqués

Pour mener le projet à bien, chaque commune signe une convention avec le laboratoire et investit quelques centaines d’euros pour l’installation du dispositif. Le maire d’Arzon y voit là une opportunité de « motiver les enfants déjà engagés dans le projet d’aire marine éducative. C’est intéressant d’associer les promeneurs, mais ma cible première, ce sont les enfants ».

Les sciences participatives se développent peu à peu dans le Morbihan. « En France, nous sommes en retard par rapport à des pays comme l’Angleterre, les Pays-Bas ou l’Australie », note Mouncef Sedrati. En 2014, une dizaine de personnes observaient les effets des algobox destinées à renforcer les dunes. Depuis, la création de l’observatoire citoyen du littoral morbihannais permet de mobiliser une cinquantaine de bénévoles. L’enjeu est de fédérer au-delà, notamment via les associations. « Il faut unir nos forces pour mieux comprendre le littoral », estime Mouncef Sedrati.

Pratique. Rencontre des sciences participatives. Jeudi 5 décembre, à partir de 9 h, amphi Yves-Coppens, UBS, à Vannes. Entrée gratuite. Réservation : contact.riem@gmail.com


© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/a-arzon

Posté par JPL56 à 19:00 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires sur À Arzon, en 2020, deux plages seront scrutées par les citoyens

Nouveau commentaire