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30 octobre 2020

Les communes côtières doivent-elles s’attendre à un afflux de résidents secondaires ?

Publié le 30 octobre 2020 à 16h32 Modifié le 30 octobre 2020 à 18h27

Les communes côtières doivent-elles s’attendre à un afflux de résidents secondaires ?

Devant la boulangerie de Port Navalo, la clientèle afflue jeudi 29 octobre, au lendemain de l’annonce du Président de la République.

Devant la boulangerie de Port Navalo, la clientèle afflue jeudi 29 octobre, au lendemain de l’annonce du Président de la République. (Le Télégramme/Mooréa Lahalle)

Les spéculations vont bon train à Port-Navalo ou Quiberon, à savoir si un afflux de résidents secondaires va avoir lieu ou non avec ce second confinement. Le maire d’Arzon, Roland Tabart, n’exclut pas cette possibilité.

Si les vacanciers sont nombreux à reprendre le chemin de leur domicile depuis jeudi 29 octobre, il n’est pas rare de voir, dans les ruelles ou sur le parking quasi désert de Port Navalo, quelques voitures immatriculées en région parisienne, en Ille-et-Vilaine ou Loire Atlantique. « Si on a beaucoup de départs, cela continue quand même d’arriver, notamment dans les résidences secondaires », souligne Roland Tabart, le maire de la ville, qui raconte avoir vu plusieurs familles s’installer ces derniers jours. Un fait confirmé par une commerçante du port. Elle affirme avoir aperçu « énormément de nouvelles têtes depuis ce matin ». « Hier, les restaurants et bars étaient pleins à craquer, et il y avait des visages que je n’avais jamais vus auparavant, y compris lors de ces dernières semaines », poursuit-elle.


Dernier chateau de sable pour Marie-Lou et Jacques sur la grande plage de Quiberon
Dernier château de sable pour Marie-Lou et Jacques, sur la grande plage de Quiberon. (Soizic Ropert)

Un train « archi plein » ?

À la poissonnerie du coin, on évoque un train « archi plein » en provenance de Paris Montparnasse et à destination de Vannes jeudi après-midi… Alors, vacanciers qui profitent des derniers jours de relâche, ou nouveaux résidents dût au confinement, chacun y va de son hypothèse. Pour le maire d’Arzon, il n’est pas impossible que certains restent ici télétravailler, « comme lors du premier confinement », souffle-t-il, « à condition qu’ils n’aient pas d’enfants scolarisés ». Du côté du bourg, un des marchands interrogé est plus mesuré : « oui, on a des nouvelles têtes, oui, il y a du monde, mais est-ce qu’ils vont rester… On aura la réponse la semaine prochaine ».

Désertion à Quiberon

Sur la presqu’île de Quiberon, vendredi 30 octobre, le contraste est saisissant entre jeudi et vendredi, passant de l’agitation au calme rapidement. Les commerçants rangent, ou attendent les quelques clients. Jusqu’aux annonces du Président de la République, la météo avait été bonne fille. Amoureux des sports de glisse et promeneurs avaient pu profiter pleinement de leur dernière journée avant le confinement. Ils étaient nombreux à avoir fait le choix de la presqu’île de Quiberon pendant ces vacances d’automne : « La fréquentation a été bonne », commente Gilles Cauchard, secrétaire de l’union des acteurs économiques de Saint-Pierre-Quiberon. Les services du soir ont été plus importants que d’habitude en cette période. « Pour ma part, j’ai travaillé comme un soir d’été jeudi, et c’est aussi le cas de nombreux confrères »

Dans les rues, ce vendredi, sur la presqu'île, on croisait surtout des personnes souhaitant prendre un dernier bol d'air avant de prendre la route.Dans les rues ce vendredi, sur la presqu’île, on croisait surtout des personnes souhaitant prendre un dernier bol d’air avant de prendre la route.

Un dernier château de sable

Sur la Place Hoche, à Quiberon, Philippe vend ses huîtres depuis 58 ans. Il veut rester optimiste : « On a pu profiter d’une super saison, alors avec les fêtes qui arrivent, c’était compliqué de faire autrement. Ce matin, les clients ne traînent pas. Ils font leurs courses et rentrent chez eux. Tout le monde est discipliné ». Des parents, comme ceux de Marie-Lou et Jacques, occupés à leur château de sable, sont venus profiter avant de repartir. Les poussettes et trottinettes sont légion et même un triporteur : « On a passé une semaine chez mes beaux-parents. On repart dimanche en région parisienne ! », explique la conductrice.

Les écoles restant ouvertes pour ce deuxième confinement, pas d’autres choix que de rentrer pour les parents, même s’ils avaient la possibilité de rester télétravailler à partir de leur résidence secondaire.

 

Philippe, attendait les clients peu nombreux, sur la place Hôche ce vendredi matin: Philippe attendait les clients, peu nombreux sur la place Hoche ce vendredi matin : « Les gens ne traînent pas ».

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