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29 septembre 2021

Immobilier. Quelle solution pour faire une place aux jeunes à Arzon ?

Le Télégramme Publié le 22 septembre 2021 à 21h03

Immobilier. Quelle solution pour faire une place aux jeunes à Arzon ?

« Un recours contre le Plancho, c’est minimum cinq ans. C’est dramatique pour les jeunes que nous voulions accueillir. C’est désespérant pour nos services », estiment Jean-Claude Verdonck, adjoint à l

« Un recours contre le Plancho, c’est minimum cinq ans. C’est dramatique pour les jeunes que nous voulions accueillir. C’est désespérant pour nos services », estiment Jean-Claude Verdonck, adjoint à l’économique, et Roland Tabart, maire d’Arzon. (Le Télégramme/Catherine Lozach)

Dans l’agglomération de Vannes, Arzon cumule les sommets pour le prix de l’immobilier, le taux de résidences secondaires et la moyenne d’âge. Les jeunes ont-ils encore une chance de s’établir dans la station touristique ?

« Il nous a fallu un an et près de 4 000 km entre Arzon et Brest pour dénicher une location », témoigne Alan, marin sur un vieux gréement basé à Port-Navalo. Cette galère touche tous les actifs. « J’ai littéralement fait toutes les agences immobilières de Vannes », raconte Alexandre, ingénieur chez Naviwatt, spécialiste de la propulsion électrique navale. Il a finalement trouvé… à Séné.

Arzon reste la commune de l’agglomération où la population est la plus âgée. Et ça ne s’arrange pas. Entre 2013 et 2018, la part de ses habitants de moins de 30 ans a encore diminué de plus de 7 %. À la rentrée, l’école publique du bourg a perdu sa quatrième classe. Les prix de l’immobilier n’y sont pas étrangers. « En trois ans, les prix des terrains à bâtir ont doublé », estime le maire Roland Tabart. Et selon la chambre des notaires, le prix médian des appartements neuf s’établit à 4 620 €/m².

Dans la résidence Blue Bay, l'accès à des "logements abordables" étaient conditionnés à l'éligibilité au prêt à taux zéro. Depuis la commune a durçi ses clauses anti-spéculations.

 

Pourtant les grues ne manquent pas au bout de la presqu’île de Rhuys. L’immobilier continue à y pousser. Deux fois plus vite même que le rythme prévu par le plan local de l’habitat. Un fait pointé par le préfet. « La moitié de la surface de la commune est sanctuarisée », assure le maire, qui se défend de tout bétonnage. Il voit au contraire dans ces projets privés l’opportunité de créer des « logements abordables » pour les jeunes. D’autant qu’en arrivant aux affaires en 2014, « c’est un héritage, la commune n’avait pas de réserves foncières ».

Le Plancho au cœur du débat

Plus d’une quarantaine de logements ont ainsi été proposés à des primo-accédants. « La loi ne nous impose pas de créer de logement social. Mais nous avons décidé que chaque opération de plus de quatre logements devrait proposer au moins 20 % de logements abordables », souligne-t-il. Mais malgré des clauses anti-spéculations durcies au fil du temps, ils reviendront à terme sur le marché.

La commune d'Arzon espère avoir le feu vert de la préfecture pour urbaniser la zone du Plancho, près du stade, mais une association locale doit déposer un recours au tribunal administratif.

Jean-Claude Verdonck, adjoint économique, et Roland Tabart, maire, attendaient beaucoup de l’urbanisation de la zone du Plancho. (Le Télégramme/Catherine Lozach)

Avec la zone du Plancho, derrière le stade, Roland Tabard pensait avoir enfin une botte secrète : 12 000 m² dont la commune est majoritairement propriétaire. « On y prévoyait 70 % de logements abordables : huit maisons en location sociale, cinq en location-accession, huit lots communaux à bâtir et huit lots privés ». Si l’édile espère encore le feu vert de l’État, l’association Arzon Équilibre Nature et Développement s’apprête, elle, à déposer un recours devant le tribunal administratif. « Utilisation d’un alibi social », estiment les opposants au projet. « Égoïsme », fulmine le maire.

 

Avec un recours, il sait que sa programmation s’écroule. Déjà près des deux tiers des gens qui travaillent à Arzon habitent ailleurs. La liste d’attente des demandes d’accession à la propriété (22) et à du locatif social (185) s’allonge. D’ici deux ans, la nouvelle résidence seniors devrait créer une trentaine d’emplois. Où ces actifs trouveront-ils un toit ? La nouvelle possibilité de recourir au bail réel solidaire, qui dissocie le foncier du bâti, permettrait à la commune de répondre aux critiques, y compris de l’État, sur la définition floue de « logements abordables » et de garantir qu’ils le restent à long terme. Pour le maire, « tous les outils sont bons à prendre ».

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