Le Télégramme Publié le 31 octobre 2021 à 19h10

Pourquoi le Mille Sabords a retrouvé son public à Arzon

Depuis trois jours, les quais du Crouesty voient déferler une foule avide d’évasion.

Depuis trois jours, les quais du Crouesty voient déferler une foule avide d’évasion.

Après une annulation forcée en 2020, il n’était pas forcément évident que le salon du bateau d’occasion renoue avec le succès à Arzon. Mais depuis vendredi les visiteurs sont fidèles en nombre au rendez-vous et les transactions se multiplient. Explications sur ces heureuses retrouvailles.

Même quand la météo se montre incertaine, comme ce dimanche, la foule répond présent autour du port du Crouesty. Les visiteurs viennent pour acheter, se promener et consommer dans les bars, restaurants et boutiques. Rares sont les vendeurs et commerçants a affiché la mine des mauvais jours après trois jours de salon. « On a travaillé comme au 15 août. On sent un besoin d’évasion par rapport aux conditions sanitaires et à la crise économique », note un restaurateur arzonnais.

L’obligation de présenter son passe sanitaire, avec parfois de l’attente aux entrées, ne constitue pas un frein. Pas plus qu’on a peur de se presser les uns contre les autres, souvent sans masque, sur les pontons et les chapiteaux…

 

A bord du Joli Vent, les Amis du sinagot donnent des explications sur l'histoire de ce voilier du Golfe.
À bord du Joli Vent, les Amis du sinagot donnent des explications sur l’histoire de ce voilier du Golfe. (Rédaction VANNES)

Une vedette vendue 535 000 €

Ce besoin d’évasion, on le retrouve aussi dans l’achat des bateaux. « Les clients expliquent leur acquisition pour croquer la vie, sans penser au lendemain après les confinements successifs. Comme ils n’ont guère dépensé durant ces moments, certains ont, en plus, les moyens de leurs folles envies », raconte un professionnel. Une vedette Targa 37, datant de 2019, a ainsi été vendue 535 000 € !

Le faible nombre d’occasions présentées à la vente, du fait d’un marché à flux tendu, pouvait être un handicap par rapport aux éditions passées. En réalité, il est sans doute devenu un atout. Car les vrais acheteurs viennent de loin pour ne pas rater de belles affaires. Les ventes sont ainsi dopées, comme les demandes de renseignements pour de futurs achats.

Chaque jour, la percussion d'un canot de survie rassemble des visiteurs très intéressés.
Chaque jour, la percussion d’un canot de survie rassemble des visiteurs très intéressés. (Rédaction VANNES)

 

Des animations variées

Toutes les conférences ne font pas fait le plein, mais elles sont bien suivies. Les concours de pêche pour les jeunes affichent tous complet. Les démonstrations de sécurité suscitent un vif intérêt. Les pourtours du bassin où évoluent les maquettes de sinagots ne désemplissent pas. Et quelle ambiance avec Bob et son accordéon, sous le chapiteau où se côtoient, avec bonheur, les dégustations de champagne et saumon !

Autour du bassin du vent, les maquettes attirent les enfants et grands-parents.
Autour du bassin du vent, les maquettes attirent les enfants et grands-parents. (Rédaction VANNES)

 

Des points à améliorer

Pour autant, tout n’est pas parfait. L’obligation du passe sanitaire a nécessité la création de deux espaces bien distincts. Entre les quais nord et sud, l’absence de bateaux à la vente le long des boutiques, comme par le passé, engendre un vide que l’extension de certaines terrasses de bars-restaurants ne comble pas. Et comme les commerces n’ont pas su créer leur propre animation, nombre de visiteurs ont le sentiment de ne plus être dans le salon.

Il n’est sans doute pas facile de placer les bateaux à la vente où l’on veut. Mais dommage que les organisateurs n’aient pas regroupé le long d’un même ponton les belles unités en bois de la voile classique. Leur dispersion entre différents navires en plastique nuit pour mieux découvrir les remarquables lignes de voiliers racés, comme Aurore ou Silena.

Les marins de la SNSM ont su accueillir le public à bord de leur vedette et attirer l'attention lors de leurs exercices de sauvetage.
Les marins de la SNSM ont su accueillir le public à bord de leur vedette et attirer l’attention lors de leurs exercices de sauvetage. (Rédaction VANNES)