Le Télégramme Publié le 30 novembre 2022 à 20h31

Dans le pays de Vannes, tous les plastiques seront triés à partir du 1er janvier

Gérard Thépaut, président du Sysem.

Gérard Thépaut, président du Sysem. (Le Télégramme/Bertrand Le Bagousse)

L’extension des consignes de tri à tous les emballages plastique sera effective le 1er janvier, ce qui va entraîner une hausse du volume de la collecte des bacs jaunes.

Le syndicat de traitement des déchets du sud-est du Morbihan a tenu le 30 novembre son débat d’orientation budgétaire. Un budget 2023 qui devrait voir les contributions des intercommunalités augmenter de 17 %, compte tenu d’une double hausse à répercuter : celle de la taxe générale sur les activités polluantes (+25 %) et celle du coût de traitement des ordures ménagères (entre +8 et +10 %). Il reviendra à chaque intercommunalité de voir quelle sera la hausse de la taxe d’ordures ménagères ou de la redevance à appliquer aux particuliers.

Les déchets recyclables à la hausse

En 2023, la quantité d’ordures ménagères résiduelles devrait se stabiliser à 45 000 tonnes. En revanche, la quantité de déchets recyclables devrait augmenter de 17 % (soit 17 835 tonnes), une évolution liée à la mise en place de l’extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques, y compris les pots de yaourts, barquettes, dès le 1er janvier. Ce qui devrait augmenter mécaniquement le volume de la collecte des bacs jaunes. La quantité de déchets végétaux devrait baisser cette année en raison de la sécheresse. 2023 devrait être une année normale, soit environ 29 850 tonnes.

Une seconde usine de traitement d’ici 2030

Gérard Thépaut précise qu’il faut d’ores et déjà réfléchir à la construction d’une usine de traitement des ordures ménagères complémentaire à l’horizon 2030, date à laquelle l’enfouissement sera interdit… Or, l’actuelle Uvéor qui traite la totalité des ordures ménagères n’en valorise que la partie organique, soit 50 %, le reste partant en refus et à l’enfouissement. Cette seconde usine valoriserait donc ces déchets que l’actuelle Uvéor ne valorise pas.